Par la fenetre la lune se reflete
Mon âme comme un miroir
La nuit est loin d'être parfaite
Elle te laisse croire au lieu de voir
Le bleu du crépuscule
Remplace la tièdeur du matin
Ma vie n'est qu'une particule
Au milieu d'un long chemin
Rien n'est à la hauteur de mes espérances
La vie m'appelle
Mais tout n'est que souffrance
La mort me rappelle
Petit bout d'etre pas encore tout à fait formé
Comme si je venais de naitre
Mon coeur peu à peu va se fermer
Comme si l'on m'avait enfermée
Prisonnière d'une envelopppe corporelle
Prisonnière pour l'éternité
Alors que je rêve de m'envoler à tire d'aile
Laissant sur terre l'amas de chair
Qui forme ma face visible
Si mon coeur vole avec les anges
Mon corps me dérange
Tailladé par les epreuves
Plein de cicatrices
Mon coeur s'abreuve
Cherche les roues directrices
Si mes mots chantent
Ma vision elle, me hante
Je préfère me cacher
Me créer ma personnalité
Je préfère me chercher
Peut-être ai-je déja trouvé
Sous des tonnes de tissus
J'emprisonne mon corps informe
Si seulement on se passait de me juger
Parce que je préfère m'habiller comme un "il" démodé
Plutôt que comme une "elle" déshabillée
Une de ces inconscientes
Qui préfèrent se dévoiler
Une de ces impatientes
Qu'il est si tentant de violer
Je ne veux pas leur ressembler
Quitte à passer pour une demeurée
Ces mots dans mon esprit sonnent
Ne pas me laisser aller
Demeurer moi-même
J'ai trop de pitié
A les voir toutes les mêmes
Personnalité dictée par les magasines
Tout ce qu'elles emmagasinent
Hier elles n'aimaient pas
Aujourd'hui elles se l'arrachent
Demain elles n'en voudront plus
Apres demain elles diront que c'est démodé
Et après ca dit avoir une personnalité
Moi sur cela je crache
Je n'en ai jamais voulu
Personne jamais rien ne me dictera
Mon esprit libre vagabondera
Mes vêtements personne ne s'arrachera
Mon style toujours on respectera
Les années il défiera
Surement il changera
Jamais il ne copiera
Je suis et je resterai
Ce que j'ai envie d'être
Un sweat pour me préserver
Un baggi et des baskets
Qu'on ne m'attribue aucun style
Je ne cherche qu'à garder l'âme différente
Et sans figure de style
Je resterai indépendante
On me retrouvera mourrante
Mais fière de mes idéaux
Ne me trouve pas trop arrogante
Tout est clair comme de l'eau
La ronde d'un message
Dans ce monde je ne suis que de passage
Trop tot j'en quitterai les aléas
Trop tard pour en connaitre les lois
A toi qui lis ces mots
A toi qui te reconnais
A toi je veux dire tout haut
Que peut-être je te hais
Que peut-être tu es autre
Que peut-être je me trompe
Que non je ne te connais
Que tu ressembles à d'autres
Que la vie tu affrontes
Du mieux que tu peux
Pour toi tu ne souhaites que le mieux
A toi qui te reconnais
A toi qui veut te différencier
A toi qui comme moi essaie
A toi qui ne fais que chercher
A toi qui pense comme moi
A toi qui ne souhaite que vivre
A ces deux "toi" si différents
Qui chaque jour s'affrontent
Qui l'un et l'autre aspirent le respect
Lorsque la tension monte
Que vous devenez ivres
Certains diront je dois
D'autre diront je fais.